Les bêtises des enfants
Du normal au pathologique

Tous les enfants font des bêtises.
Mais y a-t-il de « bonnes » ou de « mauvaises » bêtises ?
Le Dr Smadja propose une réflexion originale et dynamique sur ces fameux passages à l’acte infantiles.

Dans l’esprit des gens, les bêtises sont les fautes des enfants, et par nature, on gronde les auteurs puis on les excuse ; le plus souvent elles ne sont pas graves, amusantes mêmes.
Pour certains, elles sont caractéristiques de l’enfant qui découvre la vie, pour d’autres elles sont mêmes nécessaires à son développement.
Aux bêtises enfantines s’oppose la délinquance des adolescents et des adultes, violente et criminelle, apanage de la psychiatrie et de la justice.

Dans son livre D’une bêtise à l’autre, le Dr Smadja propose un examen psychologique des bêtises de l’enfant, et s’intéresse à l’intrication de deux dimensions : la transgression et le jeu.
L’auteur comprend alors la bêtise comme la réunion de ces deux composants, et dégage ainsi la fonction essentielle du jeu dans les opérations psychiques de l’enfant.
Le jeu, qui trouve ses sources dans les rêves et les rêveries, se lie à la transgression pour l’empêcher de détruire, et permet ainsi à l’enfant de faire une bêtise plutôt qu’un acte délinquant.
Ainsi, une bêtise présentant une dimension ludique, amusante, voire scénarisée, témoignera d’une opération psychique de qualité, au contraire d’une bêtise plus « destructrice ».
Une relation de continuité est ainsi posée entre les bêtises et la délinquance : celle de l’abrasion de la capacité à jouer, et donc à rêver.

Entre bêtises de vie et bêtises de mort, l’auteur discute les clivages entre le normal et le pathologique dans le domaine de la psychiatrie contemporaine.

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